Jeudi 26 janvier 2012
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De gauche à droite : Jacques Lambert, Josiane Robert, Alain Pény, Pascal Pichon, Patricia Gallerneau, Jérémie Rabiller. Photo OF.
( Pour PAP: P Gallerneau et P Pichon)
L'opposition municipale, l'Association pour l'avenir de Pornichet et les Gaullistes sociaux s'associent pour décrier le scrutin sur la sortie ou non de Pornichet de
la Carene.
« Non au référendum-bidon ! » C'est par ce titre que les élus municipaux de l'opposition vont faire savoir qu'ils
ne sont pas d'accord avec la consultation mise en place par la majorité, le 5 février prochain, pour demander à la population de dire si elle est ou non d'accord avec l'idée de sortir de la
Carene pour intégrer Cap Atlantique.
Après 10 jours de maturation, les élus d'opposition, l'Association pour l'avenir de Pornichet (Pap) présidée par Patricia Gallerneau et le mouvement des Gaullistes
sociaux incarné par Jérémie Rabillier, se sont retrouvés mardi soir, autour d'une cause commune : dire non à la question posée par la consultation et le faire savoir par les tracts et une
réunion publique mardi 31 janvier.
Le non plus lisible que le boycott
Les arguments des uns et des autres se recoupent : rassembler dans ce collectif des citoyens, réfuter les chiffres avancés et déplorer l'absence
d'« arguments sérieux » de la majorité pour changer d'intercommunalité.
Jacques Lambert a d'abord imaginé boycotter cette consultation, avant d'opter pour le non, « plus lisible ». Il aurait
souhaité un référendum décisionnel « où les Pornichétins auraient disposé du pouvoir de choisir leur intercommunalité de projets et de services publics (eau,
assainissement, déchets, transports urbains). » Pour l'ancien maire, « cela va légitimer le maire mais c'est un peu un hold-up, un
non-sens », alors qu'il n'y a pas eu d'étude chiffrée pour que les gens se prononcent.
« Ce n'est pas un référendum », car « M. Belliot et sa majorité municipale ont craint de ne pouvoir mobiliser, à quelques
semaines de l'élection présidentielle, une majorité d'électeurs, condition imposée pour un référendum décisionnel ». Alain Pény, conseiller municipal, affirme :
« Il aurait fallu au moins 50 % d'électeurs. »
Pour les élus d'opposition, M. Belliot et sa majorité ont décidé de « refuser une étude d'impact objective, complète, contradictoire et chiffrée des
conséquences du changement de communauté d'agglomération ». Pourquoi ? « Ils ont craint d'afficher une dotation de solidarité communautaire 26 fois plus importante
à la Carene qu'à Cap Atlantique. »
Patricia Gallerneau estime que ce départ de la Carene est « la suite d'une querelle d'hommes, de sectarisme. Nous, nous croyons plus dans la réunion de
ces deux intercommunalités, pour une économie d'échelle. On va voter alors qu'il n'y a pas de chiffres qui tiennent la route. » Pour Jérémie Rabiller, cette sortie de la Carene est
le fait du maire « pour son seul confort personnel. » Pornichet « doit plus lors de sa création à l'apport de Saint-Nazaire qu'à La
Baule ».
Enfin, la perspective d'une réforme territoriale, « allant de Fégréac à Pornic, et de Savenay au Croisic, est déjà dans les
tuyaux. »
OF Michel
Oriot.
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