Dialogue de sourds pour Ouest France..
Pornichet achète sans savoir pourquoi...pour Presse Océan!
Une revue de presse ci dessous de 2 quotidiens nous donnent le ton!
"PAP" ne sera pas accusée de pensées négatives, la presse étant unanime!
Les finances de la ville malmenées, le dialogue et la transparence en souffrance...
Lisez plutôt..
À Pornichet, au conseil, des dialogues de sourds
Un parc paysager en projet à l'hippodrome ?25 hectares, soit l'équivalent du parc du Luxembourg à Paris.
Une séance très étoffée s'est déroulée au conseil municipal de Pornichet ce lundi.Les
discussions nourries ont parfois manqué de clarté.
« Chassez le naturel, il revient au galop » : l'adage est tout
à fait approprié aux conseils municipaux pornichétins. L'actuel maire, Robert Belliot, reproche systématiquement à son prédécesseur, Jacques Lambert, son penchant à ne pas consulter ses
opposants. Seulement voilà, dorénavant, lui-même ne donne guère d'informations susceptibles d'éclairer les débats. À croire qu'à Pornichet, c'est une tradition. Le conseil de lundi n'a pas dérogé
à la règle.
Bien malin celui qui, n'étant pas un familier de ces débats
pornichétins, pourrait y comprendre quelque chose. Ainsi, la question du parc paysager, voulu par l'actuelle majorité sur le terrain de l'hippodrome, reste dans le flou sur le plan
financier : « Un parc de 25 ha, c'est l'équivalent du parc du Luxembourg à Paris ! », s'est exclamé Jacques Lambert.
Plus constructif.
Avec toujours le même flou sur les chiffres :
« 25 millions d'euros, au minimum », argumente l'ancien maire. Le public, nombreux au demeurant, reste dans l'expectative. Le rachat de la maison située au 14 de
l'avenue Léon-Gambetta ? « 385 000 €, sans projet », souligne Jacques Lambert. Et le leader de l'opposition d'enfoncer le clou :
« Au moins, nous, nous avions un projet ! ». Pas de réponse du maire actuel. Certes, l'ambiance s'est améliorée, mais les débats continuent de ressembler à des dialogues
de sourds. D'ailleurs, et c'est significatif, chacun renvoie la balle à son adversaire. « Le maire accepte mieux le débat démocratique », concède Jacques Lambert. De son
côté, Robert Belliot n'y va pas par quatre chemins : « La frustration passée, Jacques Lambert devient plus constructif ».
Dans le chapitre « absence de projet et d'explications », Jacques Lambert a eu beau jeu d'insister sur le
rachat par la ville d'une maison située avenue Léon-Gambetta, pour la somme de 385 000 €. « Nous avions un projet dans le quartier pour aménager une entrée de ville et
des logements, nous voudrions bien savoir ce que va devenir ce projet... » Pas de réponse du maire actuel.
En bref
Autre sujet évoqué par l'opposition de gauche, la fermeture de l'hôtel Les Equinoxes. Avec ses deux étoiles
(seulement), cet établissement ne correspond pas à la stratégie développée par le groupe Pierre-et-Vacances. Ce dernier opte en effet pour les trois et quatre étoiles. « Notre idée
était précisément de réaliser un hôtel trois étoiles à l'hippodrome, dans le cadre du projet Hippocampe » argumente Jacques Lambert.
Augmentation de la taxe de séjour (1,10 €), et création de conseils de quartiers ont constitué d'autres points
importants : « Quatre conseils verront le jour en novembre. Leur rôle sera de donner un dynamisme supplémentaire à la vie locale, en envisageant une nouvelle relation entre
les habitants de chaque quartier et les élus municipaux », a annoncé le maire.
Ouest-France 2 octobre 2008.
Puis un second article de PO...
Pornichet achète sans savoir pour quoi quartier Gambetta
La majorité a validé le rachat par la Ville de cette maison au 14 avenue Léon-Gambetta (une des seules qui n'étaient pas préemptées). « Dans quel
but ? » demande l'opposition, qui s'est abstenue de voter.
L'ambiance des conseils municipaux de Pornichet s'adoucit ? À assister aux débats de lundi soir sur le parc
paysager ou la reprise d'anciens projets, on est encore loin du fleuve tranquille...
En réunion de conseil municipal à Pornichet, « les élus commencent à s'écouter, c'est plus
constructif », entendait-on lundi soir en séance. L'opposition a quand même dégainé sec concernant le jury de concours pour l'aménagement du futur parc paysager de l'hippodrome,
considéré comme « le » projet de la majorité.
« Je trouve inquiétant qu'il n'y ait pas de cahier des charges minimal pour ce concours. Fixer un objectif
financier aux équipes chargées de concourir permet de limiter le nombre de dossiers », lance Jacques Lambert. Son opposition n'a
pas apprécié de n'avoir pas été avertie que ce concours avait lieu.
Coût du parc paysager ?
A priori, 90 équipes d'architectes ont déjà postulé, la moitié pour le projet de tribunes et l'autre pour le parc
paysager. Parmi les trois cabinets finalistes, les deux non sélectionnées recevront une indemnité de 12 000 €, comme en a décidé le conseil.
Mais lundi soir, l'opposition semblait surtout vouloir connaître le coût du futur parc.
Car selon l'équipe de gauche, il sera forcément prohibitif. Forcément à tâtons, elle avance même le chiffre de
« 25 M d'€ ». « Sans compter le personnel en fonctionnement... 25 ha, c'est huit fois le parc des Dryades à La Baule, c'est aussi le Jardin du
palais du Luxembourg à Paris ! Vous vous rendez compte de la dépense ? »
Au contre, le maire Robert Belliot : « C'est vous qui dîtes ça ! Alors que nous avons
8 M € de pompes supplémentaires à payer pour l'hippodrome. Avec tous les immeubles que vous vouliez mettre autour, c'était à coup sûr l'inondation ! »
Les échanges se poursuivent, virulents. Le public applaudissant la majorité comme si le temps s'était arrêté en
pleine campagne... Mais la majorité n'en dira pas davantage sur le coût de son parc, estimant qu'il est trop tôt.
Quels projets ?
Le rachat de 4 840 € de délaissés de voiries pour l'élargissement des avenues de l'Isle
et des Saules ravive la tension. L'opposition demande si la ville a un projet. Pas de réponse. L'opposition s'abstient : « Vous ne pouvez pas nous demander de voter sans
nous dire ce que vous voulez en faire ! »
Même question concernant l'achat d'une maison par la ville au 14 avenue Gambetta. Toujours pas de réponse.
« Enfin, on n'est pas au Monopoly, on n'achète pas 385 000 € de terrain sans avoir de projet ! » L'ancienne municipalité avait préempté ce quartier pour y
aménager une entrée de ville et des logements. Jacques Lambert veut savoir ce que va devenir son projet.
Et si les autres projets, comme le rond-point reliant l'hippodrome à la sortie du parc d'activités Ar'mor, se
feront. « On maintient votre projet de rond-point financé par les promoteurs car nous avons trouvé cela utile », admet au forceps Robert Belliot. Frédéric Trichet, adjoint à
l'aménagement, complète : « On est dans une logique de rachat que vous avez impulsé. Nous devons aller jusqu'au bout. »
Lucie Beaupérin (A suivre) Presse-Océan 1er octobre 2008
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