DEMOCRATIE: ce mot qui fait bien, qui sonne bien dans les discours politiques dès lors qu’il anesthésie les âmes hypnotise les individus en guidant leurs petites mains vers le bon bulletin à l’instant du vote.
Mais c’est connu, en matière d’hypnose lorsqu’elle est pratiquée par des apprentis sorciers, les réveils sont dangereux.
Tenez, je n’invente rien, ce que promettait Monsieur BELLIOT, je cite: « Partageons nos valeurs de dialogue et de concertation en instaurant un dialogue authentique entre municipalité et citoyen en mettant en place des conseils de quartiers dans lesquels la représentativité des différentes générations, associations et professionnels sera assurée; ces conseils de quartier seront suivis par un élu, représentant et garant de la démocratie locale … »
Vu comme çà on peut rêver, mais dans les faits il y a loin de la coupe aux lèvres...
DEMOCRATIE: ce mot qui soudainement et bizarrement devient tabou, ce mot qui énerve ceux là mêmes qui l’avaient utilisé malhonnêtement et qui leur revient à la figure tel un boomerang une fois démonstration faite de leur incapacité à tenir leurs promesses.
Exemple vivant et récent en cette soirée du 20 novembre dernier où, candidat à l’élection du conseil de mon quartier, je me présentais à l’heure et au lieu convenu. Effort citoyen bien inutile car on m’annonce que ma candidature est écartée au seul motif de ma présence sur une liste électorale adverse au moment des municipales.
Légitimement indigné par de tels propos, profondément touché dans ma citoyenneté, considéré tel un paria, un renégat, bref un pestiféré, je me suis permis d’exprimer mes sentiments au même titre d’ailleurs qu’un ami dans la même situation que moi et présent à mes côtés.
Grand mal nous en a pris, car si nous
pensions que le droit de parole était encore de mise nous faisions mon collègue et moi une grande erreur.
En effet, alors que nous dénoncions la méthode BELLIOT, et que sa notion de la démocratie était mise à mal, une voix tonitruante s’est élevée de la salle en nous demandant purement et simplement de nous taire.
Sauf preuve du contraire, je ne peux considérer cette intervention que tel un assaut, un élan au secours des idées et intérêts du pouvoir en place, vous ne m’interdirez JAMAIS de dire à qui voudra l’entendre que si telle est aussi votre notion de la démocratie, elle ne sera JAMAIS la mienne.
Il est possible que nous soyons amenés à travailler ensemble il est donc peut être utile que nous apprenions à nous connaître, pour ce qui me concerne si vous avez lu mes quelques lignes de présentation lors des municipales vous auriez été en mesure de retenir que je suis « un combattant inconditionnel des injustices » et que pour le coup vous ne vous êtes pas présenté à mes yeux sous leur meilleur angle. A.CERVIER
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