Les places les plus proches
de la jetée sont les plus menacées.
La pollution des vases du port d'échouage repousse le dragage aux calendes grecques. Pourtant, ça urge.
Pornichet, son port, sa vase. Non ce n'est pas le nouveau slogan de l'office de tourisme mais la réalité du port d'échouage. Existant depuis les années 50 mais façonné avec sa digue depuis 1992, ce port qui compte aujourd'hui quelque 500 places n'a jamais été désenvasé. « L'opération était prévue en 2000 mais il y a eu l'Erika. Alors il a été reporté. Et puis très vite, l'équipe municipale d'alors a pensé à un projet de port à seuil », explique Yves Thomère, président de l'association de plaisanciers qui gère ce port d'échouage. C'était le projet de l'équipe de Jacques Lambert (dont Yves Thomère faisait partie) qui prévoyait que les vases récupérées dans le port servent de remblai pour la construction d'un grand port. Projet qui n'est plus d'actualité depuis l'arrivée de l'équipe de Robert Belliot à la mairie. Mais pour autant, le désenvasement est urgent.
Chaînes enfouies dans la vase
Concrètement, le port est responsable des chaînes et des manilles qui permettent l'amarrage sécurisé des bateaux. En hiver, les trois techniciens du port doivent les vérifier et les remplacer quand elles sont abîmées. Or depuis plusieurs années, dans la zone située près de la digue, il devient impossible de trouver les chaînes mères, trop enfouies dans la vase. Du coup, en 2007-2008, la ville a dû payer de nouvelles chaînes à installer pour un coût de 70 000 €. Pour bien faire, il faudrait répéter cette opération dans une autre zone du port. « Sinon, on va devoir fermer une centaine de places l'année prochaine », expliquent Yves Thomère et Dany Picot-Droyer, la responsable du site.
Pornichétins pas majoritaires
Une mesure de pis-aller avant un dragage complet du port qui n'arrivera pas avant... « Dans un processus simple, il faut compter deux ans entre le moment de la décision de désenvaser et le moment où ça se fait. Mais là avec le problème des vases polluées par l'Erika, ça prendra plus de temps », commente Yves Thomère. Combien de temps ? Bien malin qui peut répondre. D'une part parce que le maire de Pornichet compte faire payer cette opération à Total, affirmant même vouloir aller jusqu'au procès s'il le faut. « Je ne veux pas que les Pornichétins paient 2,5 M€ le désenvasement d'un port où ils ne sont même pas majoritaires », estime Robert Belliot. Effectivement, ce ne sont pas que des habitants qui sont dans ce port, mais dans une commune touristique ce n'est pas une bizarrerie. « 90 % sont de la Presqu'île ou ont une résidence secondaire par ici », précise Yves Thomère.
Nouer le dialogue
Le 30 octobre, après plusieurs sollicitations restées sans réponse le maire va recevoir le conseil d'administration du port. Peut-être une réunion pour briser la glace car depuis quelques mois, c'est le blizzard entre le port d'échouage et la majorité municipale. Cette dernière a accueilli avec froideur l'élection d'Yves Thomère à la présidence du port. Mais dans un contexte général de saturation des ports de plaisance et de menaces sur une centaine de places, nouer le dialogue devient urgent.
M. C.
Presse-Océan
pour info de "PAP"
la répartion des places 2008 s'établissait ainsi:
bateaux Pornichétins: 110 soit 23%
bateaux Nazairienset alentours 93 soit 19.5%
bateaux Baulois et Guérandais 71 soit 15%
bateaux Briérons 20 soit 4%
bateaux Nantais + Banlieue 33 soit 11%
autres départements 44, 51 soit 11%
et bateaux hors département 98 soit 20,5%....
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